Locotracteur Crochat n°11

Les roues

Les roues sont tirées d'une barre d'Arcap de 25 mm de diamètre (les roues finies feront 20,2mm), métal de la famille des maillechorts, caractérisé par une très grande aptitude au décolletage (et aussi une très grande résistance aux produits chimiques, mais cela nous intéresse beaucoup moins...). C'est un des métaux les plus agréables à travailler au tour, d'un couleur très proche de l'acier, moins jaune que le maillechort.

La première opération consiste à tirer des rondelles de cette barre. Ceci pourrait être fait par tronçonnage, mais, malheureusement, mon tour n'accepte que les barres d'un diamètre inférieur à 20 mm au travers de la poupée fixe. Il m'a donc fallu tirer ces rondelles, d'une épaisseur d'environ 5 mm, à la scie à main, ce qui n'est pas difficile, mais seulement long et fatiguant !

Ces rondelles brutes prises en mors doux, on dresse une première face sur chacune des rondelles. Puis, après avoir soigneusement dressé la face d'appui des mors doux, on dresse la seconde face d'une roue et on l'amène à l'épaisseur finale (3,1 mm dans notre cas).

Surtout sans démonter cette première roue, on fait à avant-trou au foret à centrer,

puis on perce à 3 mm,

avant d'aléser à 3,2 mm,

Pour finir on fait un léger chanfrein destiné à faciliter la mise en place de la bague d'isolement.

On obtient ainsi une face de référence et un alésage parfaitement perpendiculaires. On marque cette face.

Après avoir refait ces opérations pour les autres rondelles, on obtient les ébauches des roues.

Il nous faut maintenant réaliser un mandrin de reprise. Celui-ci a été réalisé en dural car c'est ce que j'avais sous la main, mais tout autre métal (laiton ou acier) convient. Ce mandrin doit être usiné sur place et ne plus jamais être démonté avant la fin des opérations si on tient à avoir des roues qui tournent parfaitement rond.

La réalisation du téton et le dressage de la face doivent être soigneusement réalisés. Le diamètre du téton doit permettre de rentrer l'ébauche mais sans aucun jeux. Il faut avoir la main légère et travailler au 1/100 de mm, voire moins ! Cela est parfaitement réalisable même avec un petit tour (je le faisais dans le temps sur mon vieil Unimat) à la condition d'avoir des outils parfaitement affutés.

Un filetage M2 permettra de fixer l'ébauche sur le mandrin de reprise avec une vis BTR et une rondelle de laiton pour ne pas marquer l'ébauche.

On charriote au diamètre total extérieur + 0,1 mm puis on dresse la face avant.

Après avoir ainsi traité toute les roues, il faut maintenant orienter le charriot porte outil d'un angle de 1/20 (environ 3°) pour usiner le bandage.

Cet usinage est réalisé avec un outil dont on aura ménagé un rayon de l'arête tranchante de 0,3 mm. Ou à peu près : cela s'effectue en comparant à la loupe le rayon de courbure avec la queue d'un foret de 6/10. Avec des outils en acier ceci peut être fait à la pierre à huile ; dans mon cas, le carbure impose d'employer une pierre diamantée.

A gauche, le bord de coupe sera positionné pour obtenir l'ange de 20° au niveau du boudin.

On notera soigneusement la position des différents verniers lors du charriotage du premier bandage pour garantir que toutes les roues soient strictement identiques.

On rectifie à la lime tenue à la main le haut du boudin de façon à obtenir le rayon de raccordement de 0,25 mm. La valeur de ce rayon n'est pas critique (évaluation à la loupe), mais ce sont ces courbures qui permettront à la roue de passer partout sans problème sans accrocher sur une pointe de cœur ou une éclisse. On vérifie également la valeur du diamètre total pour lequel on avait prévu 1/10 de rab en raison de cet usinage à la lime. Éventuellement, un petit passage de papier à polir s'il y a quelques bavures.

Après avoir redressé le charriot porte outil (c'est presque l'opération la plus longue de l'ensemble !) Il ne reste plus qu'à réaliser le voile de roue avec un outil de forme à bout circulaire.

Cette opération peut être réalisée avec la roue sur le mandrin. Mais les efforts demandés par l'outil de forme étant relativement important, j'ai préféré la faire en prenant la roue en mors doux après avoir encore une fois soigneusement usiné la face et l'alésage au diamètre de la roue de façon à être sûr que celle-ci tournera bien rond sans faux voile.

Le train de roue est maintenant terminé.

 

 

 

Les réalisations

 

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